Maison Bonjour · Les Maisons

Nos artisans

Derrière chaque objet, une maison. Derrière chaque maison, des gestes que le temps n'a pas effacés.

Artizan Maison Bonjour
F. Brottier   Olfapac
Philippe, Florence, Marianne și Amy   Atelierul Louis Sicard
Les producteurs Lou Païs, sur leur marché de Provence
Nominoë
Maison Bonjour ne sélectionne pas seulement des produits. Nous cherchons des maisons, des ateliers, des familles, des gestes transmis. Chaque artisan présenté ici donne à une région sa matière, son parfum ou sa mémoire.
Faïencerie de Pornic

Faïencerie de Pornic

Ici, le geste ne s'est jamais pressé. Depuis 1947, sur cette côte où l'argile a la couleur du ciel avant l'orage, les faïenciers peignent encore à la main, pinceau après pinceau. Le Petit Breton, ce bol qui porte un prénom, est né en 1950 sous les doigts de Raymond Cordier, et depuis, chaque décoratrice reprend le même geste, fidèle, patient. Nous avons choisi cette pièce parce qu'elle ne ment pas : elle porte encore la trace de la main qui l'a faite.

Nominoë

Nominoë

À Perros-Guirec, où le vent charrie l'iode jusque dans les jardins, Mylène Ricard et Paul Reuzé ont repris en 2025 l'histoire d'une marque née dans leur famille, en 2008. Ils y ont remis toute leur exigence : des soins bio pensés et fabriqués en Bretagne, à la criste marine cueillie à la main, à l'ajonc, au blé noir : des plantes de landes et de dunes qu'aucune autre cosmétique n'ose approcher. Une jeunesse au service d'un héritage.

Les Artisans du Sel

Les Artisans du Sel

Sur la presqu'île de Guérande, où la lumière du soir fait scintiller les marais, Mérédith et Gautier Férard perpétuent depuis 2018 un geste vieux de mille ans, hérité d'une maison fondée en 1999. Chaque soir, une vingtaine de paludiers viennent cueillir à la main la fleur qui s'est formée sur l'eau, sans jamais toucher au fond. Deux ans de séchage naturel, aucun raffinage : ce sel garde en lui la mémoire du marais qui l'a vu naître.

Olfapac

Olfapac

Chez Olfapac, Françoise façonne depuis des années des cartes qui sentent bon : l'héritière discrète du mouchoir à la fleur d'oranger que l'on parfumait déjà au XVIIe siècle. Fabriquées en France, biodégradables, imprégnées à la main d'un parfum qui s'attarde bien après l'ouverture du colis : une petite attention glissée dans chaque commande, pour que l'expérience commence avant même d'ouvrir la boîte.

Atelier D

Atelier D

À Lorient, face à l'océan, Delphine Vannoote a fondé l'Atelier D en 2020, en héritière d'un savoir-faire transmis de mère en fille. Ses galettes et ses palets, primés pour leur sablé au blé noir et leurs éclats de caramel, sont pétris au beurre extra-frais et relevés d'une pointe de fleur de sel de Guérande. Rien d'autre : juste le goût franc du beurre et de la Bretagne.

Ma Kibell

Ma Kibell

Ma Kibell, « ma baignoire » en breton, c'est une savonnerie de Saint-Donan, dans les Côtes-d'Armor, où l'on cuit encore les savons doucement, à la vapeur, comme on cuisine un plat qu'on aime. Les algues, le sel de Guérande, les plantes du littoral : tout vient d'ici, choisi à la main, saponifié maison. Un savoir-faire sans détour, qui sent la mer et la patience.

Faïencerie Louis Sicard, Aubagne

Faïencerie Louis Sicard

Louis Sicard naît en 1871 dans une lignée de céramistes. Formé par son père Léon, puis dans les ateliers d'Apt, de Menton et de Fréjus, il maîtrise très tôt le tour et l'émail. À vingt ans, la reine Victoria vient voir son travail ; en 1926, il est nommé professeur à l'École des Beaux-Arts de Marseille.

En 1895, il reçoit une commande banale : un cadeau d'entreprise pour une société de tuileries marseillaise. Il façonne une cigale en faïence. L'objet devient l'emblème de la Provence et vaut à son auteur le surnom de « Père des Cigales ». Sur sa carte de visite, en provençal, une seule dédicace : « À mes amis qui me font gagner ma vie. »

À sa mort en 1946, ses fils Georges et Théo poursuivent jusqu'aux années 1970. En 1972, la famille Amy reprend la maison. Aujourd'hui, Florence, Marianne et Philippe Amy y travaillent. Deux familles, un seul atelier : la bastide du XVIII siècle du boulevard Émile Combes, dont la grande cheminée, vestige des anciens fours à bois, est classée aux Bâtiments de France.

Maison Léonard Parli, Aix-en-Provence

Maison Léonard Parli

Léonard Parli n'était pas provençal. Il venait d'une famille de confiseurs suisses installés dans le Midi au début du XIX siècle. Confiseur de fruits à l'origine, il découvre le calisson lors d'un séjour à Aix-en-Provence et décide d'en faire sa spécialité.

En 1874, il fonde avenue Victor Hugo la première fabrique de calissons d'Aix. Il choisit délibérément les nouveaux quartiers sud, près de la gare et d'une casserie d'amandes. L'année suivante, il perfectionne une machine permettant, selon son propre prospectus, « une production rapide et soignée des friandises tout en maintenant leur qualité ». En 1908, l'atelier produit trois cents kilos par jour.

Deux familles se sont depuis transmis l'exclusivité du savoir-faire. La maison est aujourd'hui classée Entreprise du Patrimoine Vivant, une distinction accordée par l'État français aux métiers d'art rares. Dans l'atelier travaillent des maîtres calissonniers qui exercent depuis plus de quarante ans.

Le Chatelard 1802, Drôme provensală

Le Chatelard 1802

Sur la colline du Chatelard, la famille Montaud cultive la lavande depuis des générations. Le nom de la maison est celui de la ferme familiale ; 1802 est la date gravée sur une pierre de taille devant la bâtisse.

Pendant près de deux siècles, la récolte partait brute vers les parfumeurs de Grasse. Dans les années 1990, les frères Montaud prennent une décision qui change tout : cesser de vendre leur matière première et la transformer eux-mêmes. Naissent alors les huiles essentielles, les sachets de fleurs séchées, puis les savons.

Tout est fabriqué dans les ateliers de Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, sur les hauts plateaux de la Drôme provençale, sur la route de la lavande. Les savons contiennent 72 % d'huile, le maximum possible, et sont exclusivement végétaux. La maison maintient plusieurs dizaines d'emplois dans une région qui se dépeuple.

Maison Guénard, Domaine de Jaumore, Velaux

Domaine de Jaumore

L'histoire de la famille Nasles sur ces terres commence en 1901. En 1974, Michelle Nasles reprend le domaine familial et y plante les premières vignes. Son fils Olivier poursuit : en 1996, il installe une oliveraie de quatorze cents arbres au bas du village d'Éguilles.

En 2017, il tombe sur une parcelle de mille oliviers laissés à l'abandon depuis des années, sur six hectares à Velaux. Il décide de la remettre en production. Pour cela, il plante six cents arbres supplémentaires au centre des rangées, des variétés provençales : aglandau, salonenque, bouteillan.

Ces rangées sont espacées de quatorze mètres. C'est l'écartement qu'utilisaient les anciens, qui semaient des céréales entre les oliviers pour ne pas perdre un mètre de terre. Le domaine est conduit en agriculture biologique, et l'huile est pressée rapidement après la récolte.

Provence Tradition

Provence Tradition

Vincent Mignerat fonde Provence Tradition en 1987 avec une idée simple : moderniser la culture des plantes aromatiques en Provence plutôt que de la laisser disparaître. À l'époque, quelques agriculteurs seulement se lancent dans la culture du thym en région PACA.

Près de quarante ans plus tard, ce sont une cinquantaine de producteurs qui cultivent des plantes aromatiques dans le sud de la France, indépendants ou en coopératives, liés à la maison par des relations contractuelles durables.

La maison travaille exclusivement en filières françaises et locales, en agriculture biologique ou raisonnée, sous signes de qualité Label Rouge et IGP. Sa fierté n'est pas commerciale : c'est d'avoir contribué à maintenir ces agriculteurs sur leur territoire.

Chaque mois, de nouvelles maisons rejoindront cette page, au fil des éditions.